Nombreux sont les parents qui se demandent quelle attitude adopter face à leur adolescent pour aborder les questions liées à la sexualité. Comment en parler avec lui ? L'informer des risques ? A quel moment ? Faut-il attendre que le jeune en parle spontanément ou bien au contraire, faire le premier pas ? Voici quelques conseils qui vont vous permettre de pouvoir apporter des éléments de réponses aux jeunes dans ce domaine de la vie.
Après un accouchement, la sexualité reprend à un rythme très variable. Douleurs, fatigue, allaitement, contraception, humeur, image corporelle et relation de couple doivent être abordés sans calendrier imposé.
L’hépatite C se guérit aujourd’hui dans la grande majorité des cas. Reste à distinguer le risque de contact avec le sang, la guérison virologique, le risque de réinfection et les troubles sexuels liés à la fatigue, à la cirrhose, aux anciens traitements ou à la peur de transmettre.
Aujourd’hui, c’est la Journée internationale de la jeunesse.
Cette journée est l’occasion de répondre aux questions que les parents peuvent se poser face à la sexualité de leur adolescent.
Beaucoup de parents n’ont pas d’échange sur la sexualité avec leurs enfants
Au sein de la famille, la communication autour de la sexualité est un sujet très complexe, et il n’y a pas à culpabiliser si ce dialogue n’a jamais eu lieu.
En effet, énormément de parents n’ont jamais eu d’échange sur la sexualité avec leurs enfants.
Dans le cadre de notre Licence Professionnelle Prévention et éducation à la santé de l’Université Clermont Auvergne, nous avons réalisé un projet en partenariat avec le sexologue Réjean Tremblay autour de la communication sur la vie sexuelle et affective au sein de la sphère familiale.
Les recherches effectuées nous ont permis de mettre en lumière l’importance dans la société actuelle d’aborder le sujet de la sexualité en dehors des milieux institutionnalisés.
Ainsi, notre projet a pour but de promouvoir la communication sur la vie sexuelle et affective au sein de la sphère familiale.
Cet objectif a fait ressortir différents axes notamment autour de la question du plaisirsexuel (dimension peu abordée de ce thème) et du positionnement complexe des parents face à cette question.
Nous avons souhaité aborder ce sujet via une approche positive, et non via les dangers (approche communément utilisée).
A travers des supports ludiques et attractifs, nous souhaitons proposer au grand public une synthèse de notre réflexion via des vidéos animées.
A quel moment parler de la vie sexuelle et affective ?
Vidéo 1/4 : A quel moment parler de la vie sexuelle et affective ?(suite…)
Aujourd’hui, c’est la Journée internationale de la jeunesse.
Cette journée est l’occasion de répondre aux questions que les parents peuvent se poser face à la sexualité de leur adolescent.
Nombreux sont les parents qui se demandent quelle attitude adopter face à leur adolescent pour aborder les questions liées à la sexualité. Comment en parler avec lui ? L’informer des risques ? A quel moment ? Faut-il attendre que le jeune en parle spontanément ou bien au contraire, faire le premier pas ? Quelques questions, parmi d’autres, que les parents redoutent. Pourtant le rôle éducatif de l’adulte est également de pouvoir apporter des éléments de réponses aux jeunes dans ce domaine de la vie.
Points clefs
La sexualité humaine est un apprentissage et l’adulte a un rôle éducatif majeur à jouer auprès des jeunes. Il est nécessaire de sensibiliser tôt les enfants à la sexualité, avec un discours adapté en fonction de l’âge. Il s’agit avec les plus jeunes de poser les notions de base de respect de l’autre, de tolérance, de consentement.
Concernant les adolescents, il faut les mobiliser sur les enjeux de santé sexuelle afin d’éviter les risques de grossesses précoces non désirées ainsi que les infections sexuellement transmissibles.
L’éducation à la sexualité permet de lutter contre les violences sexuelles.
Afin de protéger les enfants contre les violences sexuelles, il est nécessaire de répéter aux enfants que leur corps leur appartient, que personne n’a le droit d’y toucher, pas même un proche. L’enfant doit également savoir nommer les différentes parties de son anatomie.
La sexualité existe et débute dès le début de la vie.
Les diverses manifestations de l’adolescence (puberté, nouvelles découvertes, notamment sexuelles) laissent penser, à tord, que la sexualité commence à cette période là.
Au contraire, elle évolue depuis la naissance de l’individu, et poursuivra son évolution tout au long de la vie, en fonction de l’âge et des évènements rencontrés par chacun au cours de son histoire personnelle.
Dès l’âge de trois ans l’enfant manifeste une curiosité sexuelle. Il prend conscience de la différence anatomique des sexes, c’est-à-dire de la présence ou de l’absence du pénis. Il caresse son sexe à l’occasion de jeux, du bain etc. Souvent, d’ailleurs le parent ne veut pas le voir ou sanctionne l’enfant. Pourtant, c’est dès cet âge là que l’adulte a un rôle éducatif à jouer auprès de l’enfant, rôle important pour la suite des apprentissages de ce dernier.
C’est au moment de l’adolescence que s’opèrent des changements à la fois physiologiques et psychologiques qui vont être nécessaires au jeune pour passer de la sexualité infantile à celle d’adulte. La sexualité infantile est essentiellement auto-érotique, elle n’est pas encore tournée vers l’autre, elle le sera à l’adolescence, à partir de la puberté. Ce passage est une transition, qui peut durer plusieurs années, selon le rythme de chacun.
Il faut toujours garder à l’esprit que la sexualité infantile, et même celle de l’adolescent de 17 ans, est différente de celle de l’adulte. Les questionnements, les besoins affectifs et les désirs ne sont pas les mêmes.
La Journée de sensibilisation au plaisir et à l’orgasme féminin avait lieu le 8 août.
Cette date de sensibilisation, apparue au Brésil avant d’être largement relayée dans d’autres pays, invite à parler du plaisir et de l’orgasme féminin. Elle contribue à rendre plus visibles les difficultés orgasmiques, souvent absentes de l’éducation à la sexualité et rarement abordées spontanément en consultation. Le cours associé précise les situations cliniques, les mécanismes et les possibilités de prise en charge des troubles de l’orgasme chez les femmes et les personnes concernées.
La Journée mondiale de la santé mentale maternelle aura lieu le 5 mai.
Cette page est l’occasion de rappeler que la sexualité après l’accouchement mérite d’être abordée avec la même attention que la fatigue, les douleurs, l’allaitement, la contraception et la santé psychique du post-partum.
La Semaine mondiale de l’allaitement maternel avait lieu du 1er au 7 août.
Du 1er au 7 août 2026, la Semaine mondiale de l’allaitement maternel porte le thème « Breastfeeding for a sustainable start in life: strengthen what works » (« Allaiter pour un début de vie durable : renforcer ce qui fonctionne »). L’OMS met l’accent sur les mesures dont l’efficacité est documentée : conseil en allaitement, soutien à l’hôpital et dans la communauté, protection contre le marketing des substituts du lait maternel, congé maternité et accompagnement au travail. L’article lié aborde un autre versant du post-partum : sécheresse vulvo-vaginale, dyspareunies, fatigue, contraception, rapport au corps et intimité du couple pendant l’allaitement et après la naissance.
Les semaines qui suivent un accouchement modifient souvent la vie sexuelle. La cicatrisation, les soins au nourrisson, le sommeil interrompu et la réorganisation du couple pèsent à des degrés variables sur le désir, l’excitation, la lubrification, la douleur et le sentiment de se sentir désirable.
La reprise de l’intimité ne suit pas de calendrier précis. Les études donnent des fréquences utiles. L’entretien permet de comprendre ce qui, dans une situation donnée, soutient ou freine la reprise de la sexualité.
Lors d’un entretien postnatal, ces thèmes peuvent être abordés avec la personne qui a accouché : récupération physique, douleurs, allaitement, contraception, fatigue, humeur, vécu de l’accouchement et relation avec le ou les partenaires.
En France, le suivi après la naissance comprend notamment l’entretien postnatal précoce entre la quatrième et la huitième semaine, puis la consultation médicale postnatale entre la sixième et la huitième semaine après l’accouchement. Le portail public des 1000 premiers jours décrit ces rendez-vous comme des moments consacrés à la récupération physique, à la santé mentale, à l’allaitement, à la relation avec le bébé, à la contraception et, lorsque cela est nécessaire, à la rééducation périnéale ou abdominale.1
Les recommandations françaises de pratique clinique du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) décrivent la consultation postnatale comme un rendez-vous de synthèse après la grossesse et l’accouchement. Cette consultation sert à repérer les séquelles, informer sur la contraception, rechercher des troubles psychiques, évaluer les difficultés d’allaitement et aborder la relation avec l’enfant.2
Le National Institute for Health and Care Excellence (NICE), organisme public britannique chargé d’élaborer des recommandations pour les professionnels de santé, recommande d’aborder les douleurs périnéales, la cicatrisation, la santé mentale, la contraception et la sexualité lors des consultations postnatales. Les soignants peuvent ouvrir le sujet de la sexualité sans attendre que la personne le fasse spontanément.3
Schéma de synthèse : principaux déterminants de la sexualité après l’accouchement.
La Journée mondiale de l’hépatite avait lieu le 28 juillet.
Le 28 juillet, la Journée mondiale contre les hépatites attire l’attention sur la prévention, le dépistage et l’accès aux traitements des hépatites virales. L’article ci-dessous s’intéresse plus particulièrement à l’hépatite C : modes de transmission, guérison, risque de réinfection et conséquences possibles de l’infection ou de son traitement sur la sexualité.
Le diagnostic d’une hépatite C entraîne souvent des questions très concrètes pour la vie sexuelle. Le virus peut-il être transmis à un ou une partenaire ? Certaines pratiques doivent-elles être adaptées ? Que change un traitement qui guérit l’infection ? Ces questions se rapportent au risque de transmission, aux conséquences de la maladie et à la place de la sexualité dans le parcours de soins.
L’hépatite C est une infection du foie causée par le virus de l’hépatite C (VHC). La transmission survient surtout lors d’une exposition au sang. L’infection peut rester silencieuse pendant des années, devenir chronique et entraîner une fibrose puis, chez certaines personnes non traitées, une cirrhose1.
Les traitements actuels ont profondément changé le pronostic. Les antiviraux à action directe (AAD) permettent le plus souvent une guérison virologique après une cure orale de quelques semaines. La réponse virologique soutenue correspond à l’absence d’ARN du VHC détectable douze semaines après la fin du traitement2.
Après une réponse virologique soutenue, l’ARN du VHC n’est plus détectable dans le sang. Une cirrhose déjà constituée nécessite un suivi spécifique. La fatigue peut mettre du temps à régresser. La crainte de transmettre et le souvenir d’anciens traitements peuvent encore peser sur la sexualité2.
La Journée mondiale de la FIV aura lieu le 25 juillet.
Le 25 juillet marque la naissance de Louise Brown en 1978, premier enfant né par fécondation in vitro. C'est de cette date qu'est née la Journée mondiale de la FIV.
Les traitements de l'infertilité et de l'assistance médicale à la procréation (AMP) retentissent sur le désir, les pratiques sexuelles, l'image du corps et la place du couple.
À cette occasion, nous souhaitions rappeler que ces répercussions justifient d'aborder la sexualité dès le bilan d'infertilité, avant même l'entrée en AMP.
Avant même de franchir la porte d’un centre d’assistance médicale à la procréation, l’infertilité et sa prise en charge peuvent déjà bousculer la sexualité du couple. Portés par l’espoir d’une grossesse, les rapports sexuels se transforment parfois en rendez-vous programmés, réduits à la pénétration vaginale et à l’éjaculation. Le désir devient alors une obligation à une date précise, tandis que l’excitation, le plaisir ou l’orgasme passent au second plan. Les examens, les injections, les prélèvements, l’attente des résultats et les échecs successifs ajoutent une temporalité médicale à la vie intime.
L’évaluation sexologique recherche les difficultés qui peuvent réduire les chances de conception spontanée, celles qui résultent de l’infertilité et celles qui sont aggravées par le parcours d’AMP. Elle concerne la personne qui reçoit les traitements, le ou les partenaires et, lorsqu’il est distinct, le co-parent. Le vocabulaire s’adapte à la situation : organes présents, gamètes utilisés, personne qui portera la grossesse, identité de genre, pratiques sexuelles et organisation du projet parental. Une femme cisgenre, un homme trans ou une personne non binaire peuvent avoir des ovaires ou un utérus ; une personne qui produit des spermatozoïdes n’est pas nécessairement un homme.
Points clefs
L’infertilité est habituellement définie par l’absence de grossesse après douze mois de rapports vaginaux réguliers sans contraception. Un bilan est proposé plus tôt après 35 ans ou en présence d’un facteur de risque.
Le terme légal français est « assistance médicale à la procréation » ou AMP. « Procréation médicalement assistée » et PMA restent courants dans le langage usuel.
La FIV est une technique d’AMP parmi d’autres. Elle associe stimulation ovarienne, ponction d’ovocytes, fécondation au laboratoire, culture embryonnaire puis transfert d’un embryon frais ou congelé.
Les probabilités de naissance varient avec l’âge, la cause de l’infertilité, la technique et le nombre de transferts issus d’une ponction. Un taux par transfert ne correspond pas à la probabilité individuelle d’avoir un enfant.
Le bilan explore simultanément les facteurs ovariens, tubaires, utérins, spermatiques et sexuels. Une infertilité inexpliquée reste un diagnostic d’exclusion ; elle ne constitue pas une infertilité « psychologique ».
Le parcours peut réduire le désir, le plaisir, la spontanéité et la satisfaction sexuelle chez tous les partenaires. La sexualité doit être abordée avant, pendant et après l’AMP.
La programmation des rapports peut susciter pression, évitement, difficulté d’érection ou d’éjaculation, sécheresse, douleur et culpabilité. L’absence de désir au moment imposé par le calendrier ne mesure ni l’amour ni l’investissement dans le projet parental.
Certains protocoles hormonaux peuvent modifier directement la libido, l’humeur ou le confort génital. Les injections, la fatigue, les ovaires augmentés de volume, les traitements vaginaux et la peur de compromettre le résultat ont également un effet sur la sexualité.
Le soin s’adresse aux femmes cisgenres, aux hommes trans, aux personnes non binaires et à toute personne concernée par son anatomie ou son rôle dans le projet. Le genre, l’orientation sexuelle et la structure relationnelle ne se déduisent jamais des gamètes ou des organes.
Un trouble sexuel se traite avec l’accord de la personne. L’accès aux soins de fertilité ne doit jamais être conditionné à une pénétration, à une thérapie de couple ou à une conformité conjugale.
Le National Junk Food Day aura lieu le 21 juillet.
Le National Junk Food Day est une journée américaine officieuse qui a eu lieu le 21 juillet dernier, consacrée à la célébration de la malbouffe.
Le principe même est très discutable : transformer en fête la consommation d’aliments très gras, très sucrés ou très salés, alors que leur consommation fréquente est associée à un risque accru de troubles métaboliques.
Nous avons pris cette célébration à contre-pied en parlant des retentissements de la malbouffe sur la santé sexuelle, la fonction érectile et la fertilité.
Lorsqu’une personne consulte pour une difficulté sexuelle ou des difficultés à concevoir, l’alimentation est rarement explorée de façon approfondie. Pourtant, les antécédents, les traitements, le bilan hormonal, les facteurs vasculaires ou métaboliques, le stress et la relation de couple sont systématiquement abordés. Les habitudes alimentaires, en revanche, ne font souvent l’objet que de quelques questions générales, tout comme le sommeil, le tabac ou les autres substances. Or, la composition de l’alimentation influence directement le poids, la glycémie, le profil lipidique et la santé vasculaire, autant de paramètres déterminants pour la fonction sexuelle. Des travaux récents suggèrent en outre un impact sur certains marqueurs hormonaux et spermatiques.12
Les travaux consacrés à la junk food et aux produits ultra-transformés permettent aujourd’hui de préciser ces liens. Ainsi, dans un essai contrôlé mené en 2019, 20 adultes ont alterné deux semaines d’alimentation ultra-transformée et deux semaines d’alimentation peu ou pas transformée. Résultat : la phase ultra-transformée a entraîné une augmentation moyenne de l’apport énergétique de 500 kcal par jour et une prise de poids de 0,9 kg en seulement deux semaines.3
Une étude croisée publiée en 2025 chez 43 hommes a également observé des modifications du poids et du métabolisme lipidique dans les deux conditions d’apport énergétique prévues. Plus préoccupant : dans certaines conditions expérimentales, l’alimentation ultra-transformée a provoqué une diminution de la concentration en FSH (hormone folliculo-stimulante), impliquée dans la spermatogenèse. La motilité totale des spermatozoïdes a également montré une tendance à la baisse, sans que ce résultat soit formellement démontré.2 Le désir, l’excitation, l’orgasme, les douleurs pendant l’activité sexuelle et la satisfaction restent cependant peu étudiés dans ce contexte. En consultation, ces données biologiques prennent tout leur sens lorsqu’elles sont intégrées à l’histoire sexuelle, au vécu corporel, aux traitements et au contexte relationnel du patient.
Points clés
La junk food est une notion courante sans définition scientifique unique. Le groupe 4 de la classification NOVA désigne précisément les produits ultra-transformés selon leur formulation et les procédés de fabrication.
Dans un essai contrôlé, une alimentation riche en produits ultra-transformés consommée à volonté a entraîné un apport énergétique supérieur d’environ 500 kilocalories par jour et une prise de poids de 0,9 kg en deux semaines.
Un essai publié en 2025 chez 43 hommes a révélé des modifications du poids, du métabolisme lipidique et de certains marqueurs hormonaux (FSH). La diminution de la motilité des spermatozoïdes restait une tendance statistique.
Les effets directs sur le désir, l’excitation, l’orgasme, les douleurs pendant l’activité sexuelle et la satisfaction restent peu documentés. En pratique, l’alimentation s’évalue donc avec les autres facteurs médicaux, psychosexuels et relationnels.
European Association of Urology. Management of erectile dysfunction. EAU Guidelines on Sexual and Reproductive Health, édition 2026. Lire la recommandation[↩]
Preston JM, Iversen J, Hufnagel A, et al. Effect of ultra-processed food consumption on male reproductive and metabolic health. Cell Metabolism. 2025;37(10):1950-1960.e2. https://doi.org/10.1016/j.cmet.2025.08.004[↩][↩]
Hall KD, Ayuketah A, Brychta R, et al. Ultra-processed diets cause excess calorie intake and weight gain: an inpatient randomized controlled trial of ad libitum food intake. Cell Metabolism. 2019;30(1):67-77.e3. https://doi.org/10.1016/j.cmet.2019.05.008[↩]
La Journée internationale des personnes non binaires aura lieu le 14 juillet.
Cette journée est l’occasion de rappeler les questions et les discriminations liées à la non-binarité, comme le souligne la DILCRAH. Cet article reprend les repères utiles en santé sexuelle : accueil en consultation, vocabulaire, dépistage, contraception, santé mentale et prévention des violences.
La Journée internationale de la visibilité transgenre aura lieu le 31 mars.
Cette journée est l’occasion de rappeler que les personnes transgenres et non binaires présentent des besoins spécifiques en santé sexuelle, souvent aggravés par les représentations erronées, les discriminations et les obstacles d’accès aux soins.
Aide-mémoire en consultation
✓Demander le prénom, les pronoms et les mots anatomiques utiles à la consultation.
✓Noter le sexe assigné à la naissance seulement lorsqu’il a une utilité médicale ou administrative.
✓Raisonner en organes présents, traitements, chirurgies, pratiques et sites exposés.
✓Proposer les dépistages des infections sexuellement transmissibles, dont celui de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), selon les pratiques sexuelles et les sites concernés.
✓Vérifier la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) et l’hépatite B.
✓Évaluer les expositions au VIH et expliquer les indications de la prophylaxie pré-exposition (PrEP).
✓Après une exposition récente nécessitant une prise en charge urgente, organiser sans délai l’évaluation d’un traitement post-exposition (TPE).
✓Aborder contraception et grossesse possible sans présumer l’identité de genre.
✓Informer sur la fertilité avant les traitements pouvant l’altérer.
✓Rechercher douleurs, sécheresse, gêne à la pénétration, saignements, troubles du désir, difficultés d’orgasme et évitement des rapports.
✓Dépister les violences, les refus de soins antérieurs et les situations de discrimination qui retardent l’accès au soin.
La santé sexuelle des personnes trans et non binaires concerne l’accès au soin, la confidentialité, la prévention des infections sexuellement transmissibles, la contraception lorsqu’une grossesse est possible, la fertilité, les douleurs, le désir, l’image corporelle, les traitements d’affirmation de genre et les conditions de l’examen clinique.
Dans ses recommandations relatives aux adultes trans, la Haute Autorité de santé (HAS) recommande d’utiliser, sauf souhait contraire de la personne, le terme « personnes trans » comme terme générique. Elle définit les personnes non binaires comme des personnes dont le genre peut associer plusieurs identités de genre simultanément ou à des moments différents, relever d’un genre neutre ou évoluer au cours du temps.1
Haute Autorité de santé. Transidentité : prise en charge de l’adulte. Recommandation de bonne pratique, juillet 2025. https://www.has-sante.fr/jcms/p_3636735/fr/transidentite-prise-en-charge-de-l-adulte[↩]
La Journée internationale de l’air pur et du ciel bleu aura lieu le 7 septembre.
Cette journée est l’occasion d’aborder le sexe en extérieur, entre fantasmes, cadre légal, consentement, intimité, exposition et risques.
Solstice d’été
Le Solstice d’été aura lieu le 20 juin.
Cette période est l’occasion d’aborder les effets de l’été, de la chaleur, des vacances et du changement de rythme sur la vie intime et sexuelle.
Dans notre pratique de sexologues libéraux nous sommes constamment confrontés à la question du Désir, désir sexuel, désir au sein du couple.
Nous sommes amenés à rencontrer en consultation des individus mis à mal dans leur sexualité car très souvent sous l’influence des idées véhiculées par les médias d’une « bonne conduite sexuelle » qui, la plupart du temps, n’est pas représentative de la sexualité de la majorité d’entre nous.
Les articles « bien-être » véhiculés par de nombreux médias nous enjoignant à avoir une sexualité toujours plus épanouie peuvent parfois créer l’exact inverse de leur but premier et conduire à des dérives, et à de fausses croyances sur la sexualité. Il est alors facile pour un bon nombre de personnes de s’imaginer que la vie sexuelle des autres est bien plus passionnante que la leur.
Cette pratique fait le point sur un sujet régulièrement abordé dans les magazines : la pratique du sexe en extérieur ou dans un lieu insolite. C’est en effet un fantasme répandu et souvent réalisé, mais en réalité, la plupart des couples préfère le confort et l’intimité de la chambre à coucher !
La Journée mondiale contre la sécheresse et la désertification aura lieu le 17 juin.
Cette journée est l’occasion de mettre en lumière l’article sur la sécheresse vaginale, avec un clin d’œil au vocabulaire de cette journée environnementale.
Qu’est-ce que la lubrification vaginale ?
La lubrification vaginale est un phénomène automatique, qui commence dans les 10 à 30 secondes après le début de l’excitation sexuelle, donc au tout début du rapport sexuel, pendant les préliminaires.
Une femme de 20 ans a en général besoin de 15 secondes pour lubrifier complètement son vagin, alors qu’une femme ménopausée mettra entre 5 et 20 minutes1.
Le lubrifiant physiologique est un liquide transparent, de la consistance du blanc d’oeuf, produit non pas par des glandes, mais par un processus de transsudat vaginal2 par le biais d’une exfiltration de plasma au travers des parois grâce à l’engorgement vasculaire.
A ce transsudat, vient s’ajouter à la fin de la phase d’excitation un liquide sécrété par les glandes de Bartholin, situées légèrement en dessous et de parts et d’autres de l’orifice vaginal, afin de participer plus spécifiquement à la pénétration (et également au maintient d’une humidité naturelle en temps normal).